Que faire pendant le confinement ?

J’ai pour habitude de sortir très peu donc j’imagine que le confinement m’ennuie bien moins que la moyenne. Ceci me permet également de savoir comment m’occuper en cette période de crise sanitaire.

Beaucoup de Netflix.
Netflix est un engagement vraiment rentable. Vous pouvez partager votre compte avec d’autres personnes. C’est ce que je fais avec mon frère et mon père. Si vous n’avez pas d’idée de film ou de série, vous pouvez taper le nom d’un film ou d’une série que vous avez adoré et Netflix vous propose des titres dans cette même veine.
Si vous aimez les séries romantico-positives, je vous conseille Le Cœur a ses Raisons, Outlander, Anne with an E. C’est ce type de séries que je regarde ces temps-ci. J’ai besoin de légèreté pour me détendre.
http://www.netflix.com

Des jeux par milliers.
Ce site vous propose de jouer à des jeux des plateaux et jeux de cartes en ligne. Vous pouvez programmer des parties contre des étrangers ou contre des personnes que vous connaissez.
https://boardgamearena.com

Redécouvrir des classiques et visionner du contenu gratuitement.
Cet article vous a concocté une petite liste intéressante :
https://www.actualitte.com/…/des-livres-et-des-films-…/99750

Visiter les musées depuis chez vous.
Une façon ludique de découvrir des artistes :
https://quatremille.be/10-musees-en-ligne-a-visiter-depuis-chez-vous-gratuitement

Et gratouiller vos animaux de compagnie !

Si vous avez des suggestions d’occupation, n’hésitez pas à les poster en commentaire !

Décharger le trop-plein de tension avec les mouvements répétitifs

Il m’arrive assez souvent d’être à la fois très fatiguée et remplie de ce que j’appelle frénésie. Cet état de tension intérieure m’oblige à stimmer.

Par exemple, je stimme avec mon oreiller. Je reproduis le même geste que j’avais avec mon doudou Phoquie, quand j’étais enfant. Je malaxe mon oreiller avec la pulpe des doigts de ma main droite mon oreiller. C’est le pouce de cette main que je suçais.
Quand je vois un chat malaxer son plaid ou autre, j’ai l’impression qu’il est en quête de cette même sensation.
Une autre façon de stimmer, jouer avec les ongles de mes auriculaires que je garde un peu long. Je frotte ou pique mon ongle sur mon pouce ou sur mes lèvres, parfois jusqu’à l’irritation.
Quand je suis très stressée, je frotte mes mains l’une contre l’autre.

J’ai aussi opté pour des fidgets (des gadgets pour les doigts) pour stimmer de façon « socialement acceptable ». Par exemple, dans les transports en commun, comme je dois éviter jouer avec mes ongles sur mes lèvres pour éviter d’attraper des maladies avec la saleté et les bactéries qui trainent, je porte autour du cou un fidget à tordre. Enfin, quand je ne l’oublie pas. Je suis assez distraite.

Il m’arrive assez rarement de stimmer violemment. Quand je ne retrouve plus quelque chose chez moi, je m’énerve intérieurement au point de vouloir jeter ou casser des choses. J’ai dû jeter une fois quelque chose dans mon salon. Je sais que ça peut être dangereux pour moi ou pour mes animaux de compagnie donc ça me freine. À la place, je tape mes paumes sur mes tempes en me disant « ta gueule, ta gueule, ta gueule ». Parce qu’à ce moment, il y a trop de choses dans ma tête. Comme si ces choses prenaient toute la place dans ma tête et poussaient jusqu’à la faire exploser.

Je me balance aussi, parfois. Jamais en public parce que je sais que ça peut être mal perçu. Je le fais assez souvent quand je suis chez moi. Quand je regarde une série, quand je suis dans mon lit. Quand il y a du monde, je trouve instinctivement une alternative. Par exemple, je trépigne, j’utilise mon fidget, mes mains.

Ça peut paraitre effrayant ou bizarre quand on n’est pas autiste mais c’est simplement une façon de décharger un trop-plein. C’est aussi cette façon de fonctionner qui fait qu’une personne autiste est toujours à fond sur un sujet qui l’intéresse et s’implique énormément dans une mission.

Des stimmers par ici ?

L’alimentation quand on est autiste

L’alimentation, quand on est autiste, peut être un peu chaotique pour peu que l’on cumule avec certaines comorbités comme les troubles anxieux.

Chez moi, c’est zéro cuisine. Faire la cuisine me stresse énormément. J’ai l’impression de perdre mon temps à un point vraiment dramatique. Comme s’il on me retirait des minutes à mon compte vie.
C’est pourquoi, je consomme surtout des plats tout préparés. Vous allez me dire « bouhou c’est le mal ». J’en suis consciente mais le ratio est en défaveur de la cuisine.

J’ai également des routines nourriture. Pendant plusieurs semaines, je peux manger de la choucroute ou de la paëlla. Mais surtout, quand je suis passée par une phase de stress dans ma journée, j’ai besoin de ma bière avec mes chips au yuzu ou celles au paprika. Evidemment, ma balance proteste. Enfin, j’imagine car je ne l’ai pas utilisée depuis un bon moment. Là aussi, je suis consciente que ce n’est pas du tout sain mais j’ai réellement besoin d’en manger. Si je n’en mange pas, je garde cette tension en moi.

J’ai aussi des particularités alimentaires. Par exemple, je ne sais pas manger du bouillon aux vermicelles. Je ne sais pas s’il faut mâcher ou avaler. Le riz pas assez cuit me gratte la gorge et je déteste les bo buns ou les ramens parce qu’ils y a trop de choses différentes dedans qui ne sont pas liées par une sauce. J’ai aussi du mal avec le libanais. J’aime bien niveau goût mais l’enchainement de plein de mini-plats me stresse. Et si je stresse en mangeant, je digère mal avec tous les problèmes gastriques qui en découlent.
Autre chose qui me stresse : finir le fond de mes verres d’eau. Généralement, je laisse un fond parce que je trouve que c’est sale de le boire.

Et vous, vous avez quelle relation à la nourriture ?

Comment valoriser son autisme en entretien

Hello tou.te.s, je viens d’apprendre une astuce avec ma job coach sur la valorisation des hypercompétences chez les personnes autistes.


Pendant l’entretien, il ne faut pas présenter son autisme comme un handicap mais comme un talent. Grosso modo, chaque autiste a ce qu’on appelle des hypercompétences, c’est à dire des compétences particulièrement poussées.
Le but étant de rassurer le recruteur.
Par exemple, vous pouvez dire que vous êtes extrêmement pointilleux. Pour les personnes monotâches vous pouvez dire que vous êtes quelqu’un d’organisé et veillez à ne pas avoir plusieurs missions qui se chevauchent.
Bref, il vous faut lister vos compétences particulières, votre mode de fonctionnement, et les mettre en valeur de sorte à ce que le recruteur voit vos particularités comme une réelle chance pour lui.

L’entretien professionnel quand on est autiste

Un sujet d’actualité pour moi car, demain, je dois aller dans le 19ie à Paris pour passer un entretien professionnel. Je dispose d’une RQTH donc il me faudra essayer de l’amener dans la discussion de façon intelligente.
J’appréhende toujours les entretiens. J’imagine que les neurotypiques flippent également. Cependant, il y a des paramètres propres aux autistes qui font que l’entretien est encore plus compliqué à passer.

Par exemple, l’une de mes particularités autistiques est la franchise. Cette dernière peut m’amener à faire des boulettes, sachant que dans le milieu professionnel, la franchise n’est pas forcément perçue comme une qualité.
Associée à la franchise, la difficulté de se vendre. Parce qu’en entretien, il faut savoir enjoliver, voire mentir, et ça, c’est émotionnellement très couteux pour les personnes autistes.

J’ai la chance d’avoir pu travailler mes entretiens avec des conseillères spécialisées dans l’autisme. L’une m’a dit qu’un point de ma présentation devait être reformulé car, en l’état, ma phrase pouvait mal passer. Il a fallu que je supprime certains arguments que je trouvais logique mais qui ne respectaient apparemment pas les codes sociaux. Ah… les fameux code sociaux en entreprise. Quel bazar à comprendre pour une personne autiste. Ce que l’on peut dire ou pas, et à qui. Comment se comporter, qui tutoyer ou vouvoyer. Quand prendre des décisions et quand suggérer des changements à son responsable avant d’appliquer un changement.

Je me rappelle d’une boulette lors de mon premier emploi en salariée. Je travaillais pour un éditeur de magazine dans le 13ième. Les locaux étaient situés dans un petit immeuble de 3 étages. Au premier, les courants d’airs m’avaient flingués les cervicales alors j’ai décidé de déménager mon poste au premier, à l’un des emplacements vides. Que n’ai-je pas fait. J’ai été convoquée par ma supérieure hiérarchique qui m’a engueulée. Il fallait que je demande l’autorisation au préalable car ça ne se faisait apparemment pas de changer de place d’autant qu’il y avait une sorte de hiérarchie par étage : rez-de-chaussée, les larbins. Au 1er les responsables de pôle. Et au 2ie les grands boss. En changeant de place, je n’avais pas respecté les codes de l’entreprise.

J’ai fait quelques grosses boulettes du genre. Même en entretien. Quand le recruteur m’a demandé ce qui me plaisait dans le poste auquel j’avais postulé, j’ai répondu en toute franchise : la proximité de chez moi et le salaire. Beuuup. Mauvaise réponse.

J’apprends au fil du temps à déjouer les pièges mais cette franchise refait surface au moindre moment d’inattention ou de stress. Le stress faisant partie intégrante du processus de recrutement, je vous laisse imaginer comment se déroulent mes entretiens. C’est quelque chose que je trouve particulièrement injuste car, en entretien, on est davantage jugé sur le savoir-être que sur le savoir-faire. Or, la force d’une personne autiste réside dans le savoir-faire.

Et vous, comment se passent vos entretiens ?

Autisme et hyperphagie

Pour celleux qui ne le savent pas, l’hyperphagie c’est, grossièrement, le fait de s’empiffrer sans pouvoir s’arrêter. D’une façon plus poétique, c’est manger ses émotions.
Je ne sais pas pour les autres mais, chez moi, ça se traduit par l’absorption en grande quantité de gâteaux apéritifs avec une petite bière pour faire passer le tout. Généralement, ça me prend au retour des courses. J’ai besoin de mes chips au yuzu et de ma bière pour décompresser.
Quand je travaillais, c’était tous les soirs. Mes sens étaient mis à mal pendant toute la journée, j’étais obligée de sociabiliser et l’ambiance était devenue tendue avec ma responsable. Toute cette pression me donnait envie d’une pression en bouteille.

C’était une réel besoin. Si je passais outre, je passais une sale soirée à regretter de ne pas pouvoir suivre mon rituel bouffe-bière.

C’est assez cyclique. Ces temps-ci, j’ai besoin de choucroute. Auparavant, je me gavais de paëlla. Il y a toujours un aliment-besoin.

Et vous ? Vous avez des rituels alimentaires ?

Corrélations fantaisistes avec l’autisme et manipulation

Depuis quelques années, je suis de près les informations liées à l’autisme. C’est ma façon de procéder. Dès qu’un sujet attire mon attention, j’ai besoin de le connaitre à fond. Ça me met en colère de lire des informations absurdes de gens mal informés et ça me donne envie de leur montrer pourquoi ils se trompent. Parfois, certaines personnent sont convaincues d’avoir raison parce qu’elles sont tombées sur des informations prenant la forme d’informations scientifiques. Or, il existe beaucoup de charlatans. Certains pseudo-spécialistes pensent d’ailleurs qu’on peut guérir de l’autisme en buvant de la javel ou par différent procédés onéreux. Évidemment, il y aura toujours des gens qui essaieront de se faire de l’argent sur le dos de personnes dans le besoin. Les personnes autistes sont une cible de choix de par le fait qu’elles ont beaucoup de mal à décoder les codes sociaux et les intentions des gens.

J’en ai d’ailleurs fait les frais pendant plusieurs années dans le domaine professionnel. Je ne peux travailler qu’avec la volonté de bien faire les choses et j’ai besoin de rendre service, surtout lorsqu’il s’agit de domaines d’aides à la personne. Les personnes mal intentionnées peuvent facilement me manipuler. Il m’a fallu plusieurs années pour me remettre d’une manipulatrice qui m’avait fait miroiter un travail qui me passionnait. Au final, j’ai travaillé pour elle pendant 1 an et demi avec un revenu mensuel moyen de 600 euros au lieu des 1500 euros promis. Quand j’ai fini par réclamer les 1500 euros, cette personne m’a accusé de profiter d’elle, d’être une personne vénale. Je déteste être accusée à tort alors j’ai partagé mes problèmes sur Facebook pour trouver de l’aide et du soutien et là, cette personne m’a envoyé son avocat. Au bout de plusieurs années, j’ai gagné le procès. J’ai monté un dossier moi-même car mon avocate ne voulait pas le faire. Un dossier avec plus d’une soixantaine de pièces. Malgré cette victoire, j’ai dilapidé mes économies en frais d’avocat. Mon entourage m’a dit par la suite que mon avocate a profité de moi pour me prendre plein d’argent. Et, effectivement, elle m’a demandé bien plus d’argent que la moyenne. Tout ça pour dire que les personnes autistes sont vulnérables.

Je suis tombée dernièrement sur cette infographie amusante qui montre une fausse corrélation entre l’autisme et les nuggets. J’aime beaucoup ce style d’humour par l’absurde. Quand on sait combien de théorie farfelues il existe sur l’autisme. Les vaccins, les pesticides, etc. Au final, rien n’est vraiment prouvé à part le caractère souvent héréditaire et le lien avec la présence de certaines bactéries dans l’intestin. Comme on le sait depuis quelques années, l’intestin est le second cerveau.
https://www.youtube.com/watch?v=Ivfee2XyiyI

Limites de sociabilisation

J’ai eu la chance de partir 4 jours chez des copains à Grenoble. C’était globalement sympa même si j’ai lutté à plusieurs reprises avec l’envie d’aller faire mon asociale dans la chambre qui m’a été prêtée. Trop de sociabilisation suivie vide mes batteries tout en accumulant une sorte d’énergie de stress qui fait que je me retrouve à stimmer pour essayer d’évacuer le trop-plein. Ça se traduit par : frotter mes mains non-stop, drimmer, balancer mon pied droit (je suis petite donc quand je suis assise et que je mets mon pied sous ma jambe, mon pied ne touche pas le sol =) ) et – quand je suis debout – je fais toucher le côté extérieur de mes pieds sur le sol puis je les remets droits.
J’ai, bien entendu, utilisé les WC assez souvent pour m’isoler et l’option « câlinage » de furets car, oui, je ne pars jamais sans eux.

En temps normal, j’utilise beaucoup le sourire comme masque social. Quand j’atteins ma limite de sociabilisation, mon masque social tombe ce qui fait que mon entourage remarque assez vite que quelque chose ne va pas. Soit il croit que je tire la gueule, soit il est au courant de mon autisme et me demande si ça va. Dans ce dernier cas, je réponds toujours oui en essayant de sourire, ce qui ne semble pas hyper convainquant XD

Et vous, c’est quoi votre truc pour vider votre trop-plein de tension ?

Phobie Administrative

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je ne comprends rien à la paperasse, même, cela m’effraie.
Par exemple, ma mutuelle a bouletté en ne mettant pas à jour mon contrat ce qui fait que ma prise en charge d’hospitalisation a été refusé. Quand j’ai reçu cette information de la part de l’hôpital, par courrier, j’étais paniquée. Je ne savais pas quoi faire, par où commencer. J’imaginais le pire. On va dire que je ne suis pas dans une période très faste de mon existence donc le moindre problème d’argent peut prendre des proportions très inquiétantes.

Après m’être claqué les cuisses, les joues, avoir tapé du pied pour évacué le trop-plein de tension, j’ai relu le courrier et j’ai essayé de procéder par étape.
J’ai donc appelé ma mutuelle au téléphone (le truc qui m’angoisse aussi, le téléphone). Enfin, j’ai tenté d’appeler. Ça a sonné occupé les deux premières fois. J’ai donc tenté par email. Puis j’ai retenté par téléphone en me disant que les emails pouvaient passer à la trappe. J’ai eu raison car, au bout de 30min d’attente, la conseillère que j’ai eu en ligne m’a dit qu’ils rencontraient des problèmes techniques avec leur site. Mon justificatif en pièce-jointe était corrompu et ils n’arrivaient pas à se servir des identifiants Pôle Emploi que je leur avais transmis pour mettre mon compte automatiquement à jour. Les joies des coupes budgétaires en informatique.
Bref, j’ai renvoyé mes attestations sur une nouvelle adresse email communiquée par la conseillère. Wait and see. Mais, comme d’hab, ça va me pourrir mes jours et mes nuits jusqu’au dénouement.

Burn-out autistique au travail

Il y a quelques mois, j’ai eu la malchance d’expérimenter un gros burn-out autistique.

C’était en avril dernier, je sentais que j’allais mal et que je supportais de moins en moins les bruits, les odeurs, les lumières, les changements. Je les vivais très mal, au point d’avoir tenté une cure de CBD pour étouffer un peu toute cette cacophonie dans mon cerveau. Réalisant qu’il devenait impossible pour moi de prendre les transports en commun tous les jours, de travailler dans un openspace bruyant et sentant le shampooing pour moquette, j’ai décidé d’aller voir la médecine du travail pour savoir quelles étaient mes options. Je ne disposais alors que d’un pré-diag TSA de ma psychiatre qui n’était pas spécialisée dans les troubles autistiques. Cette dernière avait écrit une lettre de recommandation pour une adaptation de mon poste en télétravail partiel ou me réserver un bureau.

Après un entretien avec la médecine du travail, nous convenons de mettre en place 2 à 3 jours de télétravail ou la mise à disposition d’un bureau au calme. Je suis donc allée voir ma supérieure pour en discuter mais celle-ci a balayé tout ça d’un revers de la main en arguant que c’était injuste pour mes collègues qu’on me donne des « privilèges » et que, de toute façon, il était impossible de mettre en place un télétravail parce que ce n’était pas dans la Charte de l’entreprise. Excuse bidon car l’un de mes collègues qui effectuait les mêmes tâches que moi était en télétravail partiel.
Je suis alors allée parler avec ma RH pour savoir s’il était possible de passer outre cette décision arbitraire et là aussi, zéro empathie, zéro volonté d’améliorer le quotidien d’une salariée en souffrance. Ma RH s’est contenté de me dire « c’est trop facile d’aller voir la médecine du travail pour demander un télétravail ». « Trop facile ». J’ai fondu en larme. Ce refus avait brisé ce qui me restait d’énergie et d’espoir. Je ne voyais pas comment continuer, comment revenir travailler dans cet environnement.

Je suis donc allée voir mon médecin traitant pour en parler avec lui. Je crois que je lui ai fait peur avec ma crise de larmes incontrôlables et mes énormes cernes. Il m’a arrêté pendant 15 jours. Ces 15 jours se sont transformées en un mois. Je n’avais plus la force de rien faire. Je passais mes journées à me balancer sous ma couette pour vider ce trop-plein dans ma tête. La moindre sortie était une torture. La lumière me faisait plisser les yeux, je titubais parce que les bruits étaient assourdissants. Les odeurs étaient démultipliées. Ma psy m’a mise sous anxiolytiques et, avec beaucoup de repos, j’ai pu recommencer à espérer. La médecine du travail a fait pression sur ma hiérarchie et, comme par miracle, ils ont réussi à me trouver un local. Bien entendu, comme ma responsable m’avait prise en grippe, elle a demandé au service technique d’installer mon écran dos à la porte, histoire que je sursaute à chaque entrée. J’ai repris le travail progressivement à temps partiel et quelques semaines plus tard, j’ai reçu une lettre de licenciement économique. Avec le recul et selon l’avis de plusieurs de mes connaissances, ma hiérarchie m’avait poussée à partir avant le licenciement économique.

Maintenant que j’ai ma RQTH et le diagnostic officiel, j’espère que ma prochaine expérience professionnelle sera plus sereine.

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